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IL EST LA PIERRE VIVANTE

  • PAROISSES DE MARTIGUES ET PORT DE BOUC
Méditation du Père Thierry-François de Vregille, vicaire à Martigues et Port de Bouc.

Méditation du Père Thierry-François de Vregille, vicaire à Martigues et Port de Bouc.

« Bien-aimés,

Approchez-vous de lui : il est la Pierre Vivante rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse devant Dieu. Vous aussi, comme pierres vivantes, entrez dans la construction de la demeure spirituelle, pour devenir le sacerdoce saint et présenter des sacrifices spirituels, agréables à Dieu, par Jésus Christ. » (1 Pierre, 2, 4-5)

 

            Ce sont les premiers mots de saint Pierre, le chef des apôtres, dans la seconde lecture de ce 5ème dimanche de Pâques.

 

            Ne pouvant plus nous rassembler le dimanche dans nos Eglises et ne pouvant plus participer à la messe, nous avons dû consacrer plus de temps à la prière individuelle et à la lecture de cette Parole de Dieu. Alors quand au mois de juin nous pourrons de nouveau retourner à la messe dans nos Eglises, puissions-nous conserver cette démarche personnelle de prier le Seigneur de manière plus forte et plus intense, puissions-nous continuer aussi cette lecture personnelle et journalière de la Parole de Dieu. Beaucoup d’entre nous le faisaient d’ailleurs avant le confinement.

 

« Approchons-nous de Lui, chaque jour ! » Jésus est ce Dieu d’Amour venu parmi les hommes. Nous le croyons, nous le savons. Mais les autres hommes ? Et les croyants des autres religions ? Je pense souvent aux musulmans qui ne le savent pas et ne le croient pas. Que pouvons-nous faire pour témoigner auprès d’eux ? Je crois que nous devons nous inspirer de l’attitude du Christ qui nous rappelle, dans l’Evangile de ce 5ème dimanche de Pâques, qu’Il est « le Chemin, la Vérité, la Vie ! » (Jean 14,6). C’est-à-dire que nous devons être sûrs et fermes dans notre foi. Ce sont les chrétiens du Moyen-Orient qui nous donnent l’exemple. Ensuite nous devons toujours être fraternels et charitables avec les personnes. Cette attitude charitable et fraternelle ne doit jamais nous conduire à relativiser notre foi en Jésus-Christ. Nous ne devons pas la taire. A l’inverse restons humbles. Parfois il vaut mieux faire silence, parfois il faut témoigner. Là aussi Jésus nous montre l’exemple. Dans sa confrontation permanente avec les autorités religieuses de son peuple juif, Il a su à chaque instant dire ou ne pas dire, faire silence ou parler.

 

La plupart du temps nous voyons Jésus dans l’Évangile, commencer par écouter. Il écoute en particulier les prières de demande. « Bartimée, un aveugle qui mendiait, était assis au bord du chemin. Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! » Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire, mais il criait de plus belle : « Fils de David, prends pitié de moi ! » (Marc 10, 46-48).

 

Commençons par écouter l’autre. Ecouter ne signifie pas forcément acquiescer, ni être d’accord.

 

                                                                        P. Thierry-François de Vregille 

                                                                       Vicaire à Martigues et Port de Bouc 

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