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MÉDITATION SUR LA PRÉSENTATION DU SEIGNEUR

  • PAROISSES DE MARTIGUES ET PORT DE BOUC
MÉDITATION SUR LA PRÉSENTATION DU SEIGNEUR

Méditation devant un tableau

 

Quarante jours après Noël, voici la lumineuse et savoureuse fête de la présentation du Seigneur ! Pas seulement pour les crêpes !


Dans cette fresque du bienheureux fra Angelico du couvent San Marco de Florence, deux personnages nous font face : A droite, le vieillard Siméon que nous reconnaissons avec sa barbe. A gauche, Marie.
 

Siméon se tourne, son visage se penche vers la droite pour regarder le Christ.

Nous sommes bien dans une rencontre, dans ce tête à tête d’un homme avec ce Sauveur qu’il a attendu. Siméon, le vieillard fidèle, voit ce qui a été, voit ce qu’il est, ce qui a été promis, non seulement pour lui, mais pour toute l’humanité.

 

Regardons comment  il tient l’enfant Jésus d’une main, le soutient, et de l’autre le protège. Ce n’est plus une espérance, c’est une réalité.
 

Depuis la venue du Christ nous sommes comme Siméon : ce que nous avons attendu, nous savons qu’il nous a été donné. Dans le vêtement de Siméon. Il y a comme un mouvement entre la lumière et la création. Ce vêtement, initialement vert, petit à petit est comme enflammée de lumière et devient jaune.

 

Le vert de Siméon est le vert de ce qui en nous a encore à être purifié, c’est le vert de ce combat intérieur pour que le Christ puisse venir à sa manière et non pas à la nôtre. Regardons comment ce jaune partant de la droite gagne petit à petit le vert de la gauche. Siméon lui-même, est pris dans l’embrasement de ce que le Christ vient apporter : la lumière pour le monde. 
 

Marie semble toute droite, avec ce seul mouvement extraordinaire de ses mains tendues ; ce sont des mains d’accueil, ce sont des mains qui sont prêtes, disponibles à accueillir ce qui va venir. Marie est en robe rouge, toute entière en rouge, la couleur de la création, la couleur de la chair et du corps. La couleur de l’Esprit aussi. Elle est cette humanité qui a su accueillir et qui saura accueillir le Christ tel qu’Il vient, à sa manière, à sa façon. Elle est notre faiblesse, elle est cette fragilité, cette confiance aussi qui accepte que Dieu vienne à sa manière.

 

Siméon est la lumière du monde qui petit à petit resplendit. Marie est le sel de la terre, cette fidélité de la création.

 

Demandons au Seigneur d’entrer nous aussi dans ce sel et cette lumière. Le Christ nous dit « vous êtes », et non pas « vous serez ou vous allez devenir, mais vous êtes lumière du monde », « vous êtes sel de la terre » parce que le Christ, sel et lumière, est venu apporter à l’intérieur de nous-mêmes, ce don là, pour les hommes.

 

Laissons-nous embraser par ce feu, être la saveur de ce sel et que nous sachions être le visage du Christ pour l’humanité toute entière ! 

 

Joseph apporte en offrande « le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes ». Au premier plan, à droite, Anne la prophétesse « ne quittait pas le Temple, servant Dieu nuit et jour dans le jeûne et la prière ». Enfin, à gauche, un dominicain est agenouillé, priant avec ferveur.

 

Tous les regards sont tournés vers l’Enfant Jésus, tandis que la lumière irradie la scène !

Ce peintre italien (vers 1400-1455), qui enveloppa la lumière d’une valeur mystique, a été béatifié par le pape saint Jean-Paul II en 1982. Il le déclara patron des artistes, en 1984.

 

Guido di Pietro, dit Fra Angelico, est surnommé « Le Peintre des anges ». Le pape saint Jean-Paul II a souligné qu’ « en lui la foi est devenue culture, et la culture est devenue foi vécue ».

 

Père Hervé Loubriat

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