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COMMENT VIVRE LE CAREME AVEC LES ENFANTS

  • PAROISSE DE MARTIGUES
COMMENT VIVRE LE CAREME AVEC LES ENFANTS

Les conseils du père Christian Salenson,

professeur à l’Institut de sciences et théologie des religions de Marseille.

La Croix 2/3/15

 

« Le Carême est encore trop exclusivement associé à l’idée de sacrifices et de pénitence pour beaucoup de croyants. Or, il s’agit d’abord d’un temps de liberté. On refait le chemin du peuple parti d’Égypte vers la Terre Promise. Il ne faut donc pas rester sur une idée de privations, de jeûne, surtout avec les enfants. Tout cela est secondaire, ce qui compte vraiment c’est de vivre son baptême, c’est-à-dire de se libérer de tout ce qui nous empêche de vivre.

 

Nous allons vers la Pâques, vers la lumière, vers la vie.

 

Il y a une préface de Carême (1) qui nous donne de belles pistes pour associer les enfants à cette pratique. Les parents peuvent, par exemple, les inciter à témoigner plus d’amour pour leur prochain. Pour un enfant, cela commence par les amis. A cet âge, c’est important d’être fidèle en amitié ou de renouer une relation un peu abîmée avec un copain.

 

UN PETIT TEMPS DE PRIÈRE HEUREUX

 

On peut également leur proposer un petit temps de prière, chaque jour. Il faut alors en faire un moment heureux, avec des prières tournées vers la louange. C’est la première forme de prière et c’est aussi la plus belle. Dans le texte de l’Exode, il y a un chapitre sur la manne, et peut-être qu’en s’appuyant sur cet exemple, on peut inviter les enfants à prier pour tout ce qu’ils ont reçu dans la journée.

 

Autre piste, toujours sur le modèle de l’Exode : se libérer de ce qui nous entrave. Les parents peuvent ainsi demander à leurs enfants ce qui les empêche de vivre de manière plus belle, plus pleine. Ce peut être des peurs ou autre chose, la télévision, la console de jeux… L’idée n’est pas de les inciter à faire des efforts pour faire des efforts, mais les encourager à se délester de ce qui les empêche d’être plus heureux.

 

PAS DE JEÛNE, MAIS POURQUOI PAS DU POISSON LE VENDREDI

 

Il s’agit là d’une forme de jeûne qui peut convenir à un enfant, contrairement au jeûne alimentaire qui n’est pas du tout recommandé. Dans ce domaine, on peut juste proposer aux petits de manger du poisson le vendredi, en leur expliquant le sens de cette tradition chrétienne. Rappelons qu’à l’origine, l’Église a pris cette décision parce que les seigneurs du Moyen Âge mangeaient trop de viande et mourraient de la goutte. Cette pratique est donc plus anthropologique que religieuse, mais elle marque aussi une appartenance. Pour les chrétiens, ce geste évoque le jour où Jésus a donné sa vie pour ses amis et on a coutume de s’en rappeler en ne mangeant pas de viande. »

Recueilli par Paula Pinto Gomes

 

(1) « Chaque année, tu accordes aux chrétiens de se préparer aux fêtes pascales dans la joie d’un cœur purifié ; de sorte qu’en se donnant davantage à la prière, en témoignant plus d’amour pour le prochain, fidèles aux sacrements qui les ont fait renaître, ils soient comblés de la grâce que tu réserves à tes fils. » (première préface pour le carême)

COMMENT VIVRE LE CAREME AVEC LES ENFANTS

Dallemagne 04/03/2015 08:32

Incroyable que le P. Salenson puisse ressortir cette image marxiste et éculée de l'origine du poisson le vendredi, c'est prendre l'Église médiévale pour ce qu'elle n'est pas.

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