FRAGILES MAIS VIVANTS : LE BILAN

  • PAROISSE DE MARTIGUES
Juliette et une partie de l'équipe de l’aumônerie des jeunes présentant leur film.

Juliette et une partie de l'équipe de l’aumônerie des jeunes présentant leur film.

FRAGILES MAIS VIVANTS : LE BILAN

Le mois de mai a vu se concrétiser le projet mené en commun depuis plusieurs mois par l’aumônerie des jeunes et l’aumônerie de l’Hôpital. Le film « Fragiles mais vivants ! », réalisé puis projeté en paroisse, laisse sans doute déjà deviner comme ces rencontres entre personnes souffrantes et lycéens furent riches mais il y a peut-être de plus beaux fruits encore que le film ne montre pas, que nous n’attendions pas et qu’il serait dommage de ne pas partager. Tous montrent que le Christ nous attendait de pied ferme à l’hôpital.

 

Impossible ainsi de ne pas parler de la découverte de l’incroyable maturité de cœur de ces jeunes volontaires d’abord. N’oublions pas qu’ils ont choisi de participer à cette aventure inhabituelle, souvent intergénérationnelle, au prix de rencontres à des heures où d’autres révisaient ou sortaient entre eux. La fraîcheur et l’amour avec lesquels ils sont allés spontanément vers les malades, l’intelligence de leur approche et de leur analyse sur la fragilité, celle des autres mais aussi la leur, nous ont tous bouleversés.

 

Comment oublier ensuite la joie unanime de ces malades de voir arriver dans leur chambre des jeunes qu’ils n’avaient jamais rencontrés. Alors que nous craignions parfois de les déranger, d’essuyer des refus, bien légitimes, d’être interrogés et filmés à ces moments difficiles de leur vie, tous ceux sollicités ont accepté et nous ont dit et redit le bonheur qu’ils ont trouvé à discuter avec ces jeunes et plus largement le message positif que cela délivrait sur une jeunesse souvent dénigrée. « Merci, vous m’avez apporté un bonheur immense » nous écrivait quelques heures après notre passage Huguette dans un SMS. « Je n’oublierai jamais le Notre-Père récité avec ce jeune garçon » me disait Suzanne plusieurs jours après leur rencontre.

 

Comment ne pas être émus enfin de tous ces cœurs ouverts sans retenue sur des sujets aussi intimes et délicats que la fragilité ou la foi. Face à des jeunes en vérité, toutes les barrières habituelles de retenue se sont subitement effacées. Les soignants de l’hôpital ont accepté d’arrêter un temps leur course effrénée pour parler de leur mission auprès des plus faibles, de l’écho à leurs propres failles, de la compassion mais aussi de leur foi ou de leur quête…

 

« Merci de ces échanges d’hier. Jamais nous ne nous étions autorisés à aborder ces questions en équipe. Cela nous a fait grand bien. Il faudra recommencer. Même sans caméra » m’a dit une cadre. « Merci beaucoup » nous disait Monique une fois la caméra éteinte, son témoignage sur sa recherche de Dieu achevé. « Je n’ai jamais parlé de ça à personne, pas même à mon mari ». Louise, 17 ans, a pleuré une fois la porte de ce bureau refermée. Moi aussi en y resongeant. Rendons grâce !

 

Juliette Gaté, aumônier de l’hôpital de Martigues

Extraits du film réalisé par les jeunes de l'aumonerie.

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