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DE MARTIGUES A COMPOSTELLE (9)

  • PAROISSE DE MARTIGUES
DE MARTIGUES A COMPOSTELLE (9)
DE MARTIGUES A COMPOSTELLE (9)
DE MARTIGUES A COMPOSTELLE (9)
DE MARTIGUES A COMPOSTELLE (9)
DE MARTIGUES A COMPOSTELLE (9)
DE MARTIGUES A COMPOSTELLE (9)

 Itero de la Vega

 

C'est reparti ! C'est étrange mais je commençais à me plaire à Castrojeriz. Je connaissais un peu les gens, j'avais mon amoureux (un monsieur de 80 ans qui me draguait dès qu'il me voyait !).

 

Mais repartir a été un vrai bonheur ! Retrouver ces grandes étendues qui n'en finissent pas, ces petites discussions entre pèlerins et l'aventure en suivant les flèches. Patience, confiance. Que d'enseignements !
 

Je bavardais avec un Américain qui avait 6 ampoules et qui est même passé à l'hôpital au sujet de l'une d'entre elles... Je lui ai suggéré de se reposer et de laisser à ses pieds le temps de se remettre. Mais non. Pas le temps. Pourtant, c'est nous qui choisissons ce que nous faisons de notre temps... Le temps ne manque pas, c'est nous qui en manquons. Il préférait avoir recours à des médicaments (peu efficaces dans ce domaine) plutôt que de s'arrêter pour que ses pieds se remettent tout seuls. Combien de fois cela nous arrive-t-il ?

 

En tout cas, quel bonheur de ne plus souffrir à chaque pas ! Je bichonne mes pieds en permanence : pause, changement de chaussettes, crème NOK, si je pouvais je leur ferai des bisous tellement je suis contente d'eux! Ultreïa ! Hélène.
 

Henriette Marie Bernex 28/07/2015 16:54

Nous aurions aimé Claude et moi faire ce chemin de Compostelle.
Mais, après plusieurs années de problèmes au genou, j'ai eu ma 3ème opération du genou à 40 ans. Si ce ligament en Dacron m'a permis de ne plus me retrouver sur les fesses quand je descendais les escaliers, il ne m'a pas permis de reprendre ma vie de sportive.
Au printemps, alors que je marchais encore avec mes deux cannes, j'ai entrepris ce qui est à ma portée : voiture entre les villes et chemins dans les villes et aux abords. Mais, je sais que je rate beaucoup, les vues alors qu'on est au sommet, les rivières qui se créent un passage dans la verdure, .... D'avoir fait avant mes 32 ans les calanques, les Alpes, les lacs haut perchés qui, en plein mois d'août ne perdent pas tous leurs blocs de glaces. D'avoir surpris au printemps les marmottent qui sortaient de l'hibernation, les chamois, .... Je sais ce que je rate. Mais, ce qui manque le plus, c'est le calme qui nous entoure quand on sort des sentiers battus. Et, en ville, difficile " d'écouter le silence". Même dans les basiliques ou églises ou cathédrales, les portes qui claques, les personnes qui ne respectent pas le silence, tout ça fait que je ne peux entièrement me concentrer.
Mais, début octobre, Claude m'a dit que plusieurs personnes viendront nous dire leur ressenti sur ce chemin qui n'est pas à ma portée.
J'espère qu'elles combleront un peu mon regret.

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