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SERVIR

  • PAROISSE DE MARTIGUES
SERVIR

JESUS est l’homme des chemins, de la foule, et de la prière dans des endroits déserts.

Mais il a connu, aussi, la douceur d’une maison où l’on est sûr d’être bien accueilli : A Béthanie, chez Lazare, Marthe et Marie, chez Zachée et dans bien d’autres habitations.

Cependant, une autre maison fut encore plus chez lui : celle de Pierre et d’André à Capharnaüm.

Le passage d’Evangile, selon St Marc, qui nous est proposé en de 5éme Dimanche de l’année B est très riche. C’est en quelque sorte une journée caractéristique de la vie publique de JESUS : l’accueil, la guérison, la prière et l’annonce de la Bonne Nouvelle.

Pour une fois je vous suggère de nous attarder sur la guérison de la Belle-Mère de Simon. Il y a là matière à réflexion. 

‘ La Belle-Mère de Simon était au lit avec la fièvre.. S’approchant du lit, il la fit lever en la prenant par la main. Et la fièvre, la quitta, et elle le servait ‘

C’est le geste sauveur, dont Marc nous aide à dépasser l’apparence anecdotique pour nous ouvrir à sa dimension prophétique : c’est toute la mission de Jésus qui s’y trouve symbolisée.

‘  A la maison, le geste prophétique qui relève pour le service !

 A la porte l’ouverture sur toutes les villes ! ‘

‘ Dans un endroit désert, la prière qui porte vers ailleurs ! ‘

‘ Il la fit lever ‘  et ‘  elle les servait ‘. Un miracle, quel qu’il soit reste toujours un signe, il veut nous montrer que la puissance de JESUS peut nous relever pour que redevenions quelqu’un qui sert.

La femme qu’il remet sur pied est sa bonne hôtesse.

Nous pouvons imaginer la belle-mère de Pierre en train de faire face à tout, comme tant de femmes qui ont le génie de l’hospitalité avec ce que cela comporte de générosité et de discrétion.

‘ Et elle les servait ‘ Cela vaut la peine de méditer sur ‘ celles qui servent ‘ Que nous soyons, nous- mêmes appelés à cette vocation du service ou que nous ayons besoin de prendre davantage conscience de notre attitude à l’égard de toutes ces personnes.

Commençons par ne jamais plaisanter avec le nom de : Belle-Mère. Les caricatures, les réflexions entretiennent une atmosphère malsaine autour d’un rôle très délicat.

Ne pas obliger un fils ou une fille à débattre entre mère et épouse, entre épouse et mère, aider une belle-fille, un gendre en restant excessivement discrète et patiente, s’occuper volontiers des petits-enfants sans vouloir les éduquer en marge de ce que pensent les parents.

C’est peut-être le moment, à l’occasion de cet Evangile, d’examiner nos comportements et nos paroles devant le Seigneur qui guérit les mauvaises fièvres.

Epouse, maman, belle-mère ou célibataire, une femme est souvent une  hôtesse

Pour nous qui sommes ‘ servis ‘, cette évocation d’une femme qui sert doit nous pousser à un examen de conscience.

Sommes-nous assez reconnaissants et même assez humains à l’égard de toute personne qui sert ?

LauroreT 08/02/2015 11:44

@LauroreT: Où l'on parle aussi du respect dû aux belles-mères :-)

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