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LE ‘SAINT VINCENT DE PAUL MARSEILLAIS’ BÉATIFIÉ LE 30 SEPTEMBRE

  • PAROISSE DE MARTIGUES
LE ‘SAINT VINCENT DE PAUL MARSEILLAIS’ BÉATIFIÉ LE 30 SEPTEMBRE

La Célébration de la béatification

de l’Abbé Jean-Baptiste Fouque aura lieu

le dimanche 30 septembre 2018

à la cathédrale de La Major. 

 

C’est avec grande joie que je vous communique cette bonne nouvelle pour notre diocèse de Marseille. J’exprime ma reconnaissance à Mgr Bernard Ardura, postulateur de la cause. C’est lui qui a mené à bien tout le travail qui a permis d’en arriver là. Il nous reste quelques mois pour préparer cette fête, nous remémorer toute la vie et l’œuvre de l’Abbé Fouque en faveur des petits, des malades, des pauvres.
 

Le cardinal Angelo Amato a été désigné par le pape François pour être son délégué selon les règles qu’il a lui-même édictées.
L’Abbé Fouque nous est donné comme intercesseur et modèle de vie chrétienne. Que son exemple nous aide dans les réalités d’aujourd’hui.

 

+ Georges Pontier
Archevêque de Marseille

LE ‘SAINT VINCENT DE PAUL MARSEILLAIS’ BÉATIFIÉ LE 30 SEPTEMBRE

L’abbé Jean-Baptiste Fouque (1851-1926), figure de l’apostolat social à Marseille est considéré comme le « saint Vincent de Paul marseillais ».

Formé par le père Joseph-Marie Timon-David, dont il s’inspirera largement, et ordonné prêtre en 1876, il restera vicaire paroissial toute sa vie, notamment dans la paroisse de la Sainte-Trinité.

Au cours de sa vie, il fonde de nombreuses œuvres de charité à destination des jeunes femmes, des domestiques pauvres et des personnes âgées.

En 1919, il décide de créer à Marseille un grand hôpital, gratuit pour les pauvres : l’hôpital Saint-Joseph naît en 1921. C’est aujourd’hui le premier hôpital privé à but non lucratif de France, la troisième maternité de la région Sud et le second employeur privé de Marseille.

L’abbé Fouque meurt le 5 décembre 1926 : son corps sera transporté à côté de la chapelle de l’hôpital en 1993.

 

Texte du Vatican (cliquer)

LE ‘SAINT VINCENT DE PAUL MARSEILLAIS’ BÉATIFIÉ LE 30 SEPTEMBRE

"Tout est possible à qui a la foi."

 

Le père Bernard Ardura écrit en 2004 dans son livre paru aux éditions Jeanne Laffitte : « l’abbé FOUQUE est connu de tous : des croyants qui fréquentent assidûment l’église de La Palud, comme des incroyants qui voient en lui un homme à la bonté exceptionnelle, des pauvres auxquels il a consacré la majeure partie de son activité, comme des riches sans lesquels il aurait difficilement pu mener à bien ses projets d’assistance. »

Ce sont les œuvres créées par l’abbé Fouque qui entourent encore Marseille d’une « ceinture de bonté ».

 

Le 6 avril 1888, il inaugure une Maison d’accueil « La Sainte Famille », pour les jeunes filles, confiée plus tard aux religieuses de la Présentation de Tours.

En décembre 1891, M. Payan d’Augery, vicaire général, lui demande de s’occuper de ceux qui sont les plus abandonnées, les enfants sans famille.

Le 3 octobre 1892, après une messe à N.-D. de la Garde, il crée, rue Villa Paradis, le premier berceau de l’Enfance délaissée, transférée en 1894 au quartier Sainte Anne, sous le nom de Maison des Saints Anges Gardiens, confiée aux Filles de la Charité.

En 1901 l’Abbé Fouque rattache l’œuvre de la Sainte Famille à l’œuvre de Protection de la Jeune Fille et constitue le Comité des Dames Patronnesses de la Maison d’accueil Les Amies du Foyer.

En 1903, il crée un Restaurant féminin et une Maison d’accueil pour les domestiques et employées sans famille à Marseille. La même année, il rouvre l’ancien Pensionnat des Dames de la Doctrine Chrétienne, rue Dieudée, à l’origine du Cours Saint Thomas d’Aquin.

En 1905, dans l’ancien couvent des Sacramentines du Prado qu’il vient d’acquérir, il crée L’œuvre de la Salette-Montval au Cabot, en 1945.

Le 27 novembre 1913, il établit l’œuvre de l’Enfance coupable à Saint Tronc, et la confie aux Prêtres de Saint Pierre ès Liens de l’abbé Fissiaux.

En 1917, les troupes américaines installent un hôpital au Prado, où l’abbé Fouque accueille des enfants provenant des régions dévastées par la guerre. Le 20 mars 1921, il inaugure l’Hôpital Saint Joseph.

En 1921, il ouvre le Château Saint-Ange, à Montfavet (Vaucluse) pour l’Enfance anormale.

 

Epuisé par une vie tout entière donnée aux plus pauvres, le Serviteur de Dieu meurt le 5 décembre 1926, salué par le peuple comme le « Saint Vincent de Paul marseillais ».

 

Mais la mémoire de ce "téméraire de la Charité" (selon les propos du Père Ardura, postulateur pour le procès en béatification de l'abbé Fouque) ne s'est jamais éteinte. La gestion de l'hôpital Saint Joseph est d'abord assurée par l'Association Hospitalière du Prado reconnue d'utilité publique dès 1924, puis, transformée en Fondation reconnue d'utilité publique en 1984, pour devenir la Fondation Hôpital Saint Joseph.

LE ‘SAINT VINCENT DE PAUL MARSEILLAIS’ BÉATIFIÉ LE 30 SEPTEMBRE
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