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LES ÉVÊQUES SE METTENT AU VERT

  • PAROISSES DE MARTIGUES ET PORT DE BOUC
LES ÉVÊQUES SE METTENT AU VERT

L’assemblée des évêques s’ouvre à Lourdes ce mardi 5 novembre et aborde un sujet qui sera travaillé à chaque session, pendant trois ans deux fois par an : l’écologie. Nous le ferons à la lumière de l’encyclique « Laudato si » du pape François, en dialogue avec la réflexion de nos contemporains sur ce thème. Nous le ferons avec lucidité et réalisme. Nous le ferons avec la conviction que l’écologie est à la fois environnementale et humaine. « Une vraie approche écologique se transforme toujours en une approche sociale…, pour écouter tant la clameur de la terre que la clameur des pauvres » (LS 49). Nous le ferons dans l’espérance que nous donne la foi en Jésus Sauveur, l’homme accompli dans sa perfection divine, l’homme intégral.

 

Sauver notre maison commune, tel est le défi. Non pas le « sauve qui peut » – c’est le cri des riches et des chanceux. Mais un engagement de tous, une conversion, un changement de nos modes de vie, une conscience éclairée, une transformation de nos institutions sociales, économiques et politiques. « Tout est lié » écrit le pape François. C’est à une conversion écologique intégrale qu’il nous appelle pour sauver notre maison qui s’effondre de toute part. Cette conversion commence par l’émerveillement devant la beauté de la Création, la conscience que toutes les richesses de la terre sont des cadeaux, que tout nous est donné. « Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? » dit l’Apôtre. J’aime citer cette parole du théologien Urs Von Balthasar : « Dans un monde sans beauté, même le bien a perdu sa force d’attraction ». L’émerveillement est le premier pas de la conscience qui s’éveille et discerne le bien que nous sommes appelés à faire aujourd’hui pour sauvegarder notre maison commune. « La beauté sauvera le monde » écrivait aussi Dostoïevski.

 

Comme chaque évêque, j’irai à Lourdes avec deux invités, Didier Bonfort et Simon Bailly. Ils appartiennent aux deux paroisses engagées pour le label « Eglise verte », la paroisse Notre Dame de l’Arc à Aix-en-Provence, et la paroisse d’Arles. Oserais-je lancer ce défi pour notre Eglise diocésaine d’Aix et Arles : que toutes les paroisses s’engagent pour le label « Eglise verte » dans les trois années à venir.

 

Dieu est infiniment bon et nous sommes dans sa main. Après le séisme du déluge qui faillit détruire l’humanité, le Créateur scella avec Noé une alliance éternelle et fit de l’arc-en-ciel le signe de sa promesse : « Jamais plus je ne frapperai tous les vivants comme je l’ai fait » (Gn 8,21). Telle est notre vision de l’avenir, dans l’espérance que nous donne notre foi chrétienne. Notre foi nous engage dans un coude-à-coude avec tous les hommes et femmes de bonne volonté. « Marchons en chantant ! » conclut le pape François. « Que nos luttes et notre préoccupation pour cette planète ne nous enlèvent pas la joie de l’espérance » (LS 244).

 

+ Christophe DUFOUR

Archevêque d’Aix-en-Provence et Arles

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