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SÉJOUR DANS LES MONTS FUCHUN : UN AUTRE FILM À VOIR

  • PAROISSES DE MARTIGUES ET PORT DE BOUC
Au cinéma Jean Renoir, mardi 21, dimanche 26 et mardi 28.
Au cinéma Jean Renoir, mardi 21, dimanche 26 et mardi 28.

Au cinéma Jean Renoir, mardi 21, dimanche 26 et mardi 28.

     Voilà qu’est passé en salle jusqu’à la semaine dernière le magnifique film de Terrence Malick : Une vie cachée.  Oublié par le festival de Cannes 2019, il a obtenu  le prix du Jury Œcuménique, pleinement justifié.

 

Franz Jägerstätter, paysan autrichien, refuse de se battre aux côtés des nazis. Reconnu coupable de trahison par le régime hitlérien, il est passible de la peine capitale. Néanmoins, porté par sa foi inébranlable et son amour pour sa femme, Fani, et ses enfants, Franz reste un homme libre. Le film raconte l'histoire de ces héros méconnus.

 

 

Nous espérons que vous avez pu le voir, sinon, il sera bientôt en DVD.

 

 

Mardi 28 janvier 2020, à 20h

Salle Cana

Maison diocésaine, 7 Cours de la Trinité à Aix

 

 

Nous parlerons d’Une vie cachée, mais nous vous  proposons de voir aussi Séjour dans les monts Fuchun de Gu Xiaogang .

 

Le destin d’une famille, à travers trois générations, s’écoule au rythme de la nature, du cycle des saisons et de la vie d’un fleuve. Le film brosse un portrait de la société chinoise dans sa permanente transformation.

 

 

 

L’équipe de Chretiens Cinéma

Le destin d’une famille s’écoule au rythme de la nature, du cycle des saisons et de la vie d’un fleuve.
SÉJOUR DANS LES MONTS FUCHUN : UN AUTRE FILM À VOIR

« Séjour dans les monts Fuchun »,
la Chine au fil de l’eau

 

 

Dans ce film d’une grande virtuosité, le réalisateur de 31 ans déplie à la manière d’un rouleau de peinture ancienne, une chronique familiale sur trois générations et quatre saisons sur fond de mutations de la Chine urbaine.

 

 

Après Le lac aux oies sauvages sorti la semaine dernière, ce film au style radicalement différent confirme la très grande force du jeune cinéma chinois qui depuis quelques années, crève les écrans des festivals internationaux. Présenté en clôture de la Semaine de la critique lors du dernier festival de Cannes, Séjour dans les monts Fuchun, réalisé par un cinéaste de 31 ans, et premier volet d’une trilogie, impressionne par son ampleur, ses grandes qualités esthétiques, et sa poésie.

 

 

Un hommage virtuose à la peinture chinoise traditionnelle

 

Inspiré par un tableau du XVe siècle qui a donné son titre au film, il déroule à la manière d’une peinture ancienne la vie quotidienne d’une famille de restaurateurs de Hangzhou alors que leur ville, bercée par la douceur du fleuve, est soumise à de profondes et rapides mutations.

 

Plutôt qu’une histoire linéaire, il fait se croiser dans le champ de la caméra les différents protagonistes de la famille dont on saisit furtivement des tranches de vie filmées en longs plans-séquences. Un hommage virtuose à la peinture chinoise traditionnelle qui, contrairement aux canons de l’esthétique occidentale, sait s’affranchir des contraintes de l’espace et du temps.

 

Le cinéaste filme ainsi le passage des saisons et nous ramène constamment dans des parcs et au bord de la rivière, pour mieux souligner la permanence du passé et de la nature dans un univers en perpétuel bouleversement. Car la poésie de son cinéma ne serait rien sans son aspect documentaire.

 

À travers les immeubles qu’on détruit pour reconstruire, l’obsession des parents d’acheter un appartement moderne pour leur fils qui, lui, rêve déjà d’ailleurs, il capte les transformations rapides de la Chine contemporaine et la façon dont elles influent sur les familles. Captivant.

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