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MÉDITATION SUR LA RÉSURRECTION DE LAZARE

  • PAROISSES DE MARTIGUES ET PORT DE BOUC
Méditation du Père Thierry-François de Vregille.

Méditation du Père Thierry-François de Vregille.

L’Evangile de ce dimanche est celui de la « résurrection de Lazare ». Mieux vaut parler de « réanimation » pour distinguer le retour à la vie terrestre de Lazare avec la résurrection du Christ. Lazare mourra de nouveau plus tard tandis que Jésus va ressusciter définitivement d’entre les morts. Jésus entrera, le « troisième jour » après sa mort sur la croix, dans la vie nouvelle promise à tous les hommes à la fin des temps…

 

     Je voudrais revenir simplement sur deux paroles de ce texte :

 

« Donc, les deux sœurs envoyèrent dire à Jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. » » (Jn 11, 3) et cette parole est répétée au verset 5 : « Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare. » Cet amour de Jésus pour Lazare, Marthe et leur sœur Marie, est le même amour qu’il prodigue à tous les hommes de tous les temps. Le Jésus-homme qui aime ces trois frère et sœurs, est notre Dieu d’amour qui s’est fait l’un de nous. Dans le cœur de Jésus de Nazareth, il y a tout l’amour du monde, tout l’amour de Dieu. Dieu est amour. Jésus, l’homme-Dieu est amour. Laissons-nous aimer, laissons-nous transfigurer par cet amour, par son amour. Jésus nous aime. Dieu nous aime. D’ailleurs c’est à cause de cet amour fou pour tous les hommes et pour chacun en particulier que Dieu s’est fait homme en Jésus. D’ailleurs le texte nous dit un peu plus loin que certains juifs qui étaient présents au tombeau de Lazare affirmèrent de nouveau en voyant Jésus pleurait : « Voyez comme il l’aimait ! » (Jn 11,36) Ainsi à trois reprises il est fait mention de l’amour humain de Jésus pour ses amis de Béthanie.

 

         J’en viens aux pleurs de Jésus. Il est fait mention à deux reprises des pleurs de Jésus, dans les Evangiles. L’autre fois où Jésus pleure, c’est géographiquement tout près de Béthanie quand un jour Jésus regarde la ville de Jérusalem, qu’Il aime tant, depuis le haut du mont des oliviers. Il aime Jérusalem parce que c’est la ville du Temple de Dieu, la ville de David, son ancêtre, la ville de son peuple juif… Jésus en tant qu’homme, est profondément juif… Alors il pleure sur cette ville tant aimée par son peuple et par lui. « Lorsque Jésus fut près de Jérusalem, voyant la ville, il pleura sur elle, en disant : « Ah ! Si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui donne la paix ! Mais maintenant cela est resté caché à tes yeux. Oui, viendront pour toi des jours où tes ennemis construiront des ouvrages de siège contre toi, t’encercleront et te presseront de tous côtés ; ils t’anéantiront, toi et tes enfants qui sont chez toi, et ils ne laisseront pas chez toi pierre sur pierre, parce que tu n’as pas reconnu le moment où Dieu te visitait. » (Jn 19, 41-44).

 

         N’ayons pas peur de pleurer, n’ayons pas honte de pleurer. C’est normal de pleurer.

 

                                                            Père Thierry-François de Vregille

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