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PRIER AVEC LA PAROLE DE DIEU ET AVEC NOTRE VIE : CINQUIÈME JOUR

  • PAROISSES DE MARTIGUES ET PORT DE BOUC

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Message de Pierre LAURENT
PRIER AVEC LA PAROLE DE DIEU ET AVEC NOTRE VIE : CINQUIÈME JOUR

5ème temps de prière : laissez-vous réconcilier

 

 

Les temps de prière précédents ont pu faire remonter à votre mémoire des regrets, des doutes voire des sentiments de culpabilité. Ce carême de réalité, et non plus d’intention, que nous vivons ne nous permettra pas de recevoir la grâce sacramentelle de pénitence et de réconciliation.

 

Comment dans ce cas se laisser réconcilier avec Dieu  (2Co 5,20)?

 

Il faut tout d’abord comprendre deux choses : la relation qui nous est proposée par Dieu est une alliance, une relation d’amour et dans la mesure où l’amour de Dieu est miséricordieux, peut réaliser ce paradoxe : ce qui nous éloignait de Dieu peut être l’occasion de le retrouver. Le péché, dans le regard de Dieu qui pardonne, peut devenir le lieu d’un plus grand amour.

 

Nous ne sommes pas dans une relation commerciale avec Dieu, qui nous imposerait une démarche  d’humilité  afin de nous donner en échange le pardon de nos péchés. Nous apporterions notre paquet de linge que nous croyons sale et, en récompense de cette démarche,  Dieu nous rendrait « plus blanc que neige ». Non, nous sommes appelés à être des pécheurs pardonnés. « Il y a plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent que pour 99 justes qui n’ont pas besoin du pardon » (Lc.15, 7).  Accueillir ce pardon, c’est nous jeter dans les bras du Père qui, comme dans la parabole du fils prodigue, court vers nous pour nous couvrir de baisers : « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie !» (Lc 15, 20). C’est ce texte que je vous propose   comme support à  la méditation de ce jour.

 

Avec le dimanche des Rameaux, nous entrons   dans la semaine Sainte,

je vous souhaite une belle et bonne montée vers Pâques.

 

Luc  15, 1-2.11-24

 

1 Les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter.

Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » […]

11 Jésus dit encore : « Un homme avait deux fils. 12 Le plus jeune dit à son père : “Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.” Et le père leur partagea ses biens. 13 Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. 14 Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin.
  15 Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. 16 Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien.
 17 Alors il rentra en lui-même et se dit : “Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! 18 Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. 19 Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.” 20 Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. 21 Le fils lui dit : “Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.” 22 Mais le père dit à ses serviteurs : “Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds, 23 allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, 24 car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.” Et ils commencèrent à festoyer.

 

Contexte : Les paraboles de Luc au chapitre 15 se situent dans un climat de contestation des pharisiens et des scribes qui critiquent l'attitude de Jésus, et de murmures d'une certaine élite religieuse, ouvertement contre Jésus.

La parabole du fils prodigue est la dernière d'une trilogie (la première étant la brebis égarée, la seconde la piécette perdue) voulant montrer que le Seigneur recherche les pécheurs et ne cesse d’attendre leur retour. Ces paraboles sont dites « paraboles de la miséricorde ».

 

 

Composition de lieu : Voir les publicains et les pécheurs qui se tiennent près de Jésus pour l’écouter et voir aussi les scribes et les pharisiens qui murmurent contre Jésus et les siens. Jésus, au milieu d’eux, parle en paraboles.

 

  « Seigneur de miséricorde, donne-moi de ressentir tristesse et souffrance à cause de mes refus d’amour ».

 

Points pour guider la prière 

 

  • Je regarde le Père :

À la demande de son fils, il partage ses biens. Il le laisse partir.

Il attend le retour de son fils…

Il l’aperçoit de loin et est pris de compassion… relire lentement les versets 20b-22 à 24.

Me laisser saisir par une telle attitude.

  • Je regarde le fils :

Il exige sa part d’héritage, il part ; il dilapide ses biens dans une vie de désordre ; et le voilà dans le dénuement le plus total.

Il rentre alors en lui-même… Peser chaque mot des versets 17-18

Me laisser toucher.

  • Je m’arrête sur la rencontre entre le Père et son fils cadet :

Je peux mesurer l’écart entre les sentiments du fils (verset 21) et l’accueil que lui réserve le Père qui ne tient pas compte de sa confession (versets 22-24).

Qu’est-ce que cela provoque en moi ?

Quelle lumière s’éclaire pour moi ? Qu’est-ce que je découvre du Père, de mon Père ?

 

   Confier au Seigneur ce que ce temps de prière a fait naître en moi : aussi bien l’obscurité que la lumière. 

PRIER AVEC LA PAROLE DE DIEU ET AVEC NOTRE VIE : CINQUIÈME JOUR

Une semaine pour relire son Carême :

rappel de la méthodologie

 

La relecture se fait jour après jour sous la forme d’un temps de prière en prenant, dans l’ordre, les étapes proposées. Un texte de la parole de Dieu, accompagné de quelques commentaires, est proposé pour accompagner ce temps de relecture.

 

Il s’agit de laisser remonter et  décanter ce que j’ai vécu et reçu comme expérience spirituelle et, à travers cela, de mieux me préparer pour accompagner la montée de Jésus vers Jérusalem, sa passion, sa mort et sa résurrection. 

 

La prière se déroule en trois temps :

 

La préparation : je fixe le moment, le lieu (je dois être bien installé et à l’abri des distractions), une durée (pas plus d’une ½ heure) – je lis le texte proposé et les commentaires.

 

Le temps de prière : Je m’installe et me mets en présence du Seigneur, sous son regard d’amour. Et je m’offre à cette présence : « Me voici ! ».

Je laisse remonter à ma mémoire ce qui me revient spontanément de ce que j’ai vécu pendant ce carême (suivant le jour).  Je relie le texte biblique proposé et je le mets en perspective avec ce qui m'est revenu précédemment.

 Je médite tout ce qui est dans mon cœur, Je l’accueille comme un don. Je rends grâce de ce qui m’est ainsi donné.

Je conclue ma prière en disant au Seigneur, en ami, ce qui m’habite : joie, désir, peur, surprise. Puis je dis un Notre Père et un je vous salue Marie.

           

Je termine : je quitte mon lieu de prière et je note très brièvement ce qui m’est revenu dans ma relecture de carême.

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