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11 NOVEMBRE 2014 : PRIERE POUR LA PAIX

  • PAROISSE DE MARTIGUES

priere-du-11-novembre-2014

 

PRIERE POUR LA PAIX

 

Vienne la paix T 150-1

 

Vienne la paix sur notre terre,

 La paix de Dieu pour les nations !

 Vienne la paix entre les frères,

 La paix de Dieu dans nos maisons !

 

(Prière du pape Jean Paul II)

Entends ma voix, Seigneur, car c’est celle des victimes de toutes les guerres et de toutes les violences entre les individus et les peuples…

 

Entends ma voix, car c’est celle de tous les enfants qui souffrent et qui souffriront

tant que les gens mettront leur confiance dans les armes et la guerre…

 

Entends ma voix, quand je te prie d’insuffler dans le cœur de tous les humains la sagesse de la paix, la force de la justice et la joie de l’amitié…

 

Vienne la paix sur notre terre,

 La paix de Dieu pour les nations !

 Vienne la paix entre les frères,

 La paix de Dieu dans nos maisons !

 

Entends ma voix, car je te parle pour les multitudes qui, dans tous les pays et en tous les temps, ne veulent pas la guerre et sont prêtes à parcourir la route de la paix…

 

Entends ma voix et donne-nous la force de savoir répondre toujours à la haine par l’amour, à l’injustice par un total engagement pour la justice, à la misère par le partage…

 

Entends ma voix, ô Dieu, et accorde au monde ta paix éternelle. Amen.

 

Vienne la paix sur notre terre,

 La paix de Dieu pour les nations !

 Vienne la paix entre les frères,

 La paix de Dieu dans nos maisons !

 

Psaume 21

Antienne : O ma force, vite à mon aide !

 

Mon Dieu, mon Dieu,

pourquoi m'as-tu abandonné ? *

Le salut est loin de moi,

loin des mots que je rugis.

 

Mon Dieu, j'appelle tout le jour,

et tu ne réponds pas ; *

même la nuit,

 je n'ai pas de repos.

 

C'est toi qui m'as tiré du ventre de ma mère,

qui m'a mis en sûreté entre ses bras.

 

A toi je fus confié dès ma naissance ;

dès le ventre de ma mère, tu es mon Dieu.

 

Ne sois pas loin : l'angoisse est proche,

je n'ai personne pour m'aider….

 

Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin :

 

O ma force, viens vite à mon aide !

 

Antienne : J’annoncerai ton nom à mes frères, en pleine assemblée je te louerai.

 

Tu m'as répondu ! +

Et je proclame ton nom devant mes frères,

je te loue en pleine assemblée.

 

Vous qui le craignez, louez le Seigneur, +

glorifiez-le, vous tous, descendants de Jacob,

vous tous, redoutez-le, descendants d'Israël.

 

Car il n'a pas rejeté,

il n'a pas réprouvé le malheureux dans sa misère ;

il ne s'est pas voilé la face devant lui,

mais il entend sa plainte.

 

Tu seras ma louange dans la grande assemblée ;

devant ceux qui te craignent,

je tiendrai mes promesses.4

 

Les pauvres mangeront : ils seront rassasiés ;

ils loueront le Seigneur, ceux qui le cherchent :

« A vous, toujours, la vie et la joie ! »

 

La terre entière se souviendra

et reviendra vers le Seigneur,

chaque famille de nations se prosternera devant lui :

 

« Oui, au Seigneur la royauté,

le pouvoir sur les nations ! »

 

J’annoncerai ton nom à mes frères, en pleine assemblée je te louerai.

 

LA PAROLE DE DIEU DANS L’EVANGILE SELON SAINT MARC (15, 22-39)

 

Jésus venait d’être condamné à mort.

Ils amènent Jésus au lieu-dit Golgotha, ce qui se traduit : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire). Ils lui donnaient du vin aromatisé de myrrhe ; mais il n’en prit pas.

Alors ils le crucifient, puis se partagent ses vêtements, en tirant au sort pour savoir la part de chacun. C’était la troisième heure (c’est-à-dire : neuf heures du matin) lorsqu’on le crucifia.

L’inscription indiquant le motif de sa condamnation portait ces mots : « Le roi des Juifs ».

Avec lui ils crucifient deux bandits, l’un à sa droite, l’autre à sa gauche.

Les passants l’injuriaient en hochant la tête : ils disaient : « Hé ! Toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même, descends de la croix ! » De même, les grands prêtres se moquaient de lui avec les scribes, en disant entre eux : « Il en a sauvé d’autres, et il ne peut pas se sauver lui-même ! Qu’il descende maintenant de la croix, le Christ, le roi d’Israël ; alors nous verrons et nous croirons. » Même ceux qui étaient crucifiés avec lui l’insultaient.

Quand arriva la sixième heure (c’est-à-dire : midi), l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure. Et à la neuvième heure, Jésus cria d’une voix forte : « Éloï, Éloï, lema sabactani ? », ce qui se traduit : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »

L’ayant entendu, quelques-uns de ceux qui étaient là disaient : « Voilà qu’il appelle le prophète Élie ! »

L’un d’eux courut tremper une éponge dans une boisson vinaigrée, il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire, en disant : « Attendez ! Nous verrons bien si Élie vient le descendre de là ! »

Mais Jésus, poussant un grand cri, expira.

Le rideau du Sanctuaire se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas.

Le centurion qui était là en face de Jésus, voyant comment il avait expiré, déclara : « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu ! »

 

Prière universelle

 

Confiants dans la miséricorde de Dieu, portons jusqu’au Père l’espérance du monde et nos humbles prières.

 

Refrain : Entends nos prières, entends nos voix, entends nos prières monter vers Toi

 

Nous te rendons grâce Seigneur pour la France, ce pays où tu nous as donné de vivre, pour son histoire, pour tout ce que ses habitants ont su développer de beau, de vrai, de bon dans les siècles passés.

Regarde Seigneur les hommes de notre temps donne leur d’aimer et grandir ensemble.

 

Nous te rendons grâce Seigneur pour ces hommes et ces femmes de France mais aussi pour ceux des 70 pays qui se sont unis pour la défense de notre pays.

Nous te prions. Qu’aujourd’hui encore nos concitoyens sachent faire grandir la fraternité entre les peuples.

 

Nous te rendons grâce Seigneur pour celles et ceux qui sont artisans de paix, chez nous et de par le monde.

Nous te prions. Comme nous le rappelle le Pape François, nous avons besoin de toi pour ouvrir nos cœurs à ta paix.

 

Nous te rendons grâce Seigneur pour la vie que tu nous donnes.

Nous te prions pour ces jeunes hommes de nos villes et villages qui, il y a cent ans, ont découvert l’horreur de la guerre et de la mort brutale.

Nous te prions pour ceux qui aujourd’hui sont victimes des guerres et pour toutes les familles endeuillées par les conflits.

 

Dieu qui donnes la paix, Toi qui es la paix en personne, écoute la prière de ton peuple et donne-lui la joie d’être exaucé.

Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

 

Et nous disons :

NOTRE PERE 

 

ORAISON

 

Dieu fort qui détestes la guerre,

Dieu juste qui démasques tout mensonge,

Attaque-toi, autour de nous et en nous-mêmes,

aux forces orgueilleuses du mal

qui engendrent les atrocités et les souffrances,

Et nous pourrons ensemble faire honneur

à notre nom de fils de Dieu.

Par Jésus Christ.

 

CHANT A MARIE

 

Nous nous confions à Marie, Reine de la Paix

 « Je vous salue Marie » chanté ou récité

 

 

CONCLUSION

 

Que la paix du Christ nous accompagne tous !

Amen

 


Témoignages de soldats de la grande guerre

 

Charles de Menditte, officier, tenait son journal et écrivait régulièrement à son épouse :


 

De son journal : Lobbes – 23 août 1914 : " Dimanche, jour de repos, jour du Seigneur, tu as été pour nous jour de rude labeur, jour de sang et jour de deuil. J’avais rêvé le baptême de feu dans l’apothéose de la victoire, je n’eus pas cette joie mais j’ai eu du moins la consolation de voir l’Allemand reculer devant la menace de nos baïonnettes, et de ramener ma compagnie en ordre. Nous n’avons pas été des guerriers heureux mais nous avons fait ce que nous avons pu et la terre de Belgique a bu à longs traits le sang de mes hommes car la 4ème compagnie a laissé sur les bords de la Sambre, le 1/5ème de son effectif... Mes hommes ne se sont pas doutés de l’ardente prière que je fis pour eux et au milieu d’eux. Une immense pitié remplit mon cœur au spectacle de cette belle jeunesse étendue autour de moi car je voyais dans l’avenir de nouveaux sacrifices et de sanglantes hécatombes... ".


Le lendemain, il écrivait à son épouse à Bordeaux :
" Vous pouvez remercier la providence et prier Dieu pour qu’il continue la protection qu’il a bien voulu m’accorder car sans son intervention, je ne tracerais pas ces lignes. Le 144ème a reçu le baptême du feu et le baptême a été sanglant... Plus que jamais j’ai remis mon sort entre les mains de Dieu, je me suis confessé avant hier et je vais au combat plein de foi. C’est sans doute pour cela que j’ai pu faire mon devoir aussi simplement... "

 

L’aumônier CHEVALIER annonce à Madame POCHET la mort de son mari, le caporal Robert POCHET, tombé au champ d’honneur le 13 avril 1916, près de Verdun. (extraits de cette lettre)
....

 

Le jeudi 13 Avril, vers huit heures du soir, je partais au fort de Tavannes dans le but de porter la sainte communion à plusieurs soldats du 2° bataillon qui étaient privés depuis assez longtemps de ce grand réconfort.
Lorsque j'arrivai au ravin du bois Fumin je rencontrai des brancardiers affairés qui en me voyant s'écrièrent: «... le Caporal Pochet est pris sous un éboulement, il va mourir et vous demande.›› On m'indique l’emplacement et je trouve en effet votre cher mari étendu sur le dos... le tronc avait été dégagé mais les jambes broyées restaient prises dans la terre qui se mêlait à son sang... le médecin avait examiné son état et avait déclaré inutile de le torturer davantage puisque la mort était certaine dans un espace de temps plus ou moins long. Aussi les brancardiers s'étaient retirés laissant le blessé seul avec un séminariste infirmier, qui se disposait à le préparer au grand sacrifice.

C'est sur ces entrefaites que j'arrivai. Ma présence fit rayonner de joie la pauvre victime qui se soulevant sur son séant me cria : « Ah ! Voilà le miracle de Sœur Thérèse !... Que je suis heureux de vous voir !... Allez-vous me donner le Bon Dieu ?...›› Puis il me demanda de l’embrasser, ce que je fis en lui répondant que j'avais en effet le Bon Dieu sur moi, qu'il était vraiment providentiel que je sois venu à cette heure juste à point pour lui donner le Saint Viatique avec la force de supporter les souffrances qu'il devait endurer.

Il voulut voir dans cette circonstance une grâce tout-à-fait spéciale obtenue par l’intercession de Sœur Thérèse qu'il priait souvent. M'agenouillant entre lui et le cadavre du camarade écrasé sous le même abri, je lui déposai le Saint-Sacrement sur la poitrine comme sur un autel vivant... - Je l'exhortai alors à offrir toutes ses souffrances pour la France, sa famille, ses camarades, à accepter la mort avec une parfaite résignation... et je lui donnai enfin le corps de Notre-Seigneur. Autour de lui communièrent deux séminaristes et un sergent de ses amis... Robert, la tête appuyée sur mon genou, les mains crispées autour des miennes, poursuivait son action de grâces au milieu des plus horribles souffrances et me demandait de temps en temps « Mon père, est-ce que ce sera long ? J'ai peur d'avoir trop à souffrir !... » - « Non, ce ne sera pas bien long, mon petit... Puis tout retombait dans le silence. Je voulus faire réciter le chapelet autour de lui par ses amis mais il m'arrêta et me dit: « Mon Père ce n'est pas la peine ; je vais paraître face à face devant Dieu tout à l’heure, je préfère le silence ! » Je respectai ce silence.

« Avez-vous quelque chose à faire dire à votre femme ?... » - « J'ai déjà tout réglé, me dit-il » - « Je lui écrirai votre mort ajoutai-je, et je lui dirai que vous avez pensé à elle et à vos enfants pendant ces heures pénibles ». - « Oui, consolez-là, consolez aussi ma pauvre maman... » ...

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