VENDREDI 19 AOUT : MARTIGUES FETE SAINT LOUIS D'ANJOU

  • PAROISSE DE MARTIGUES

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    Vendredi 19 août

 

Eglise Saint Louis d'Anjou (Ferrières) 

Laudes à 8h30

Messe à 9h


 

 Biographie de Saint Louis d'Anjou

 

 

Dans la nuit du 19 au 20 août 1297, mourrait, à Brignoles, saint Louis d’Anjou, archevêque de Toulouse.

 

Par son père, Charles d’Anjou, le Boiteux, prince de Salerne, Louis d’Anjou était le neveu de saint Louis et, par sa mère, Marie de Hongrie, il était l’arrière-petit-neveu de sainte Elisabeth de Hongrie.

 

Louis naquit en février 1274, probablement à Nocera près de Salerne au royaume de Naples, mais il fut élevé en Provence, à Brignoles, au diocèse d'Aix (aujourd'hui de Toulon-Fréjus).

 

Charles I° voulait que ses descendants fussent élevés en France comme des princes français. Louis était le second ; il devait avoir quatorze frères et sœurs.

 

Leur gouverneur fut un chevalier normand, Guillaume de Manerie. Le choix était heureux : honnête, plein de bon sens, sage, prudent et très pieux, Guillaume régla strictement la journée des jeunes princes, ne laissant pas une minute à l'oisiveté, mais partageant harmonieusement le temps entre la prière, l'étude et les exercices physiques.

 

Dès l'âge de sept ans, Louis savait monter à cheval, chassait, pêchait, faisait de l'escrime, connaissait le chant et la danse; il étonnait tout le monde par sa vivacité d'esprit et la précoce maturité de son jugement. Il n'eut jamais à tâter des verges dont son gouverneur n'hésitait pas à user en cas de besoin ; Robert, le futur roi de Naples, s'en aperçut assez souvent, ce qui chagrinait Louis, qui n'osait pourtant pas demander la grâce du coupable par respect de l'autorité.

 

En 1286, Louis entra en relations avec un frère mineur d’Apt, François Brun, qui ne devait presque jamais le quitter et joua un grand rôle dans le développement de sa piété ; déjà il avait le culte de la sainte pauvreté ; sa dévotion à la Vierge s'affirmait : chaque jour il récitait son office, la nuit il se levait en secret pour prier debout, les bras étendus ; il se délectait en lisant la Fleur des saints : c'est là qu'il cherchait ses modèles.

 

Le 5 juin 1284, Charles le Boiteux, après un combat inégal dans la baie de Naples, fut fait prisonnier par la flotte aragonaise. Quelques mois plus tard, le 7 janvier 1285, Charles I° mourait, laissant les jeunes princes sans aucun appui en face de la puissante maison d'Aragon.

 

L'épreuve mûrit le jeune Louis qui ne cessait de prier Dieu de relever sa famille accablée et de ramener son père ; il s'imposait des pénitences rigoureuses, et à ceux qui l'invitaient à les modérer, il répondait : « La vie de mon père est plus précieuse et plus nécessaire au bien de tous que la mienne. Je l'offre avec joie pour obtenir sa délivrance. »

 

Le 25 juillet 1288, une convention signée à Oloron rendait la liberté à Charles II, mais trois de ses fils, Louis, Robert et Raymond-Bérenger, ainsi qu'une centaine de jeunes seigneurs devaient prendre sa place comme otages.

 

Le château de Moncade, près de Barcelone, leur fut assigné comme résidence, puis, deux ans plus tard, ils furent transférés dans celui de Ciurana, dans la province montagneuse de Tarragone. Ils étaient traités avec honneur, passaient leurs journées à leur guise, mais les rapports avec l'extérieur étaient strictement surveillés et les secours que Charles II, ruiné, leur faisait parvenir étaient minimes.

 

Louis qui était le chef des otages, composa pour sa petite cour un règlement à la fois militaire et rnonastique. Aux repas, très frugaux, on écoutait une lecture choisie dans la Bible, saint Grégoire, saint Bernard ou la Fleur des saints. Ceux auxquels avaient échappé des jurons mangeaient assis par terre avec les chiens. Les jeux d'argent étaient interdits, mais le jeu d'échecs recommandé. Les exercices physiques étaient largement pratiqués : on montait à cheval, on chassait et on organisait des tournois.

 

A toute autre compagnie, Louis préférait celle des frères mineurs François Brun et Pierre Scarrerii qui avaient été autorisés à rejoindre les jeunes captifs ; c’est là que Louis apprit le latin, s’initia à la théologie et composa ses premiers sermons. Chaque jour il assistait à la messe et récitait les heures ; bien souvent on dut l'arracher à l'oraison pour lui rappeler qu'on avait besoin de lui.

 

Physiquement, la captivité lui fut très pénible : il devint tuberculeux ; consumé de fièvre, déchiré par la toux, crachant le sang, il se consacra totalement à Dieu le 1° février 1290.

 

Sa santé s'améliora et, le jour de la Pentecôte, il put se croire guéri ; il renouvela sa promesse.

 

Un accident de cheval dont il sortit indemne le fortifia dans sa décision ; il renonça à la chasse et au port des armes ; désormais il vivrait comme un clerc.

 

Sous ses vêtements il se ceignit de la corde franciscaine en attendant de pouvoir entrer dans l'ordre ; on eut beaucoup de peine à le faire patienter.

 

Au bout de quelques années les conditions de sa captivité s'adoucirent et il put venir habiter Barcelone où il fréquenta assidûment le couvent des Frères Mineurs et suivit les cours de l'Université.

 

Le 7 juin 1295, la paix entre l'Aragon et la Maison d'Anjou fut enfin conclue grâce aux efforts de Boniface VIII et, le 31 octobre suivant, Louis retrouva son père à Figueras.

 

Le lendemain il reçut la tonsure dans l'église du monastère de Villabertran et prononça le sermon de circonstance au mariage de sa sœur Blanche avec Jacques d'Aragon. Charles II avait autorisé son fils à entrer dans la cléricature pour ne pas le contrarier : sa longue captivité et sa maladie n'exigeaient-elles pas quelques ménagements ?

 

Et ces premiers engagements n'étaient pas irrévocables.

 

Charles II espérait bien lui faire passer ces idées étranges et le marier à Yolande d'Aragon. Dès les premières étapes du voyage de retour, il vit que ce ne serait pas facile.

 

A Montpellier, Louis demanda au provincial des Frères Mineurs de le recevoir dans l'ordre ; il lui répondit qu'il ne pouvait l'accepter sans l'autorisation de son père et lui conseilla de s'adresser au ministre général quand il passerait à Rome.

 

Le voyage s'accomplit rapidement : le 1er novembre la cour était à Aix, le 19 à Brignoles et, le 1er décembre, à Rome.

 

Boniface VIII conféra à Louis les ordres mineurs, le sous-diaconat et le diaconat. Le jeune clerc repoussa énergiquement toutes les marques d'honneur qu'on voulait lui faire et remplit humblement à l'église ses nouvelles fonctions.

 

Charles II avait compris qu’il était inutile d'essayer de détourner Louis de sa vocation.

 

La mort de son frère aîné l'avait rendu héritier présomptif ; au mois de janvier 1296, il fut autorisé à renoncer à tous ses droits en faveur de son cadet Robert, qui hériterait du royaume de Sicile et épouserait Yolande d'Aragon.

 

Louis résiderait au château de l'Œuf, construit dans une petite île rocheuse au sud de Naples : calme, isolée dans un site splendide, c'était un refuge idéal. Une pension de quatre mille livres lui serait servie régulièrement. De plus, sachant son goût pour les livres, le Roi lui donna la Somme de saint Thomas d’Aquin.

 

Ne pouvant encore devenir franciscain, Louis organisa sa vie comme un vrai religieux ; il s'entoura de frères mineurs, partagea son temps entre la prière et l'étude de la théologie, lisant surtout saint Bernard. Boniface VIII qui ne l’oubliait pas, l’invita à venir à Rome recevoir le sacerdoce, mais il déclina cet honneur et fut ordonné prêtre à Naples le 19 mai 1296, avec une dispense d'âge, puisqu'il avait juste vingt-deux ans.

 

Le lendemain, il célébrait sa première messe dans la chapelle des Frères Mineurs, puis il regagna bien vite le château de l'Œuf. Il en sortait quelquefois pour prêcher ou faire la charité.

 

Un jour il se rendit en hâte auprès du roi pour implorer la grâce de corsaires condamnés à mort. Il l'obtint.

 

Célestin V avait confié à Louis l'administration du diocèse de Lyon, mais il était alors en Catalogne et cette nomination ne fut pas suivie d'effet.

 

A la fin de l'année 1296, l'évêque de Toulouse mourut ; la situation était délicate ; Bernard Saisset, évêque du nouveau diocèse de Pamiers détaché de celui de Toulouse, était fort mal vu par le roi de France, Philippe IV le Bel. Boniface VIII, cherchant quelqu'un pour aplanir ces difficultés, pensa à Louis d'Anjou et écrivit au roi de Sicile qui fut très flatté de cette promotion. L'élu qui le fut beaucoup moins, se rendit à Rome et n'accepta que par obéissance et à condition de pouvoir entrer immédiatement dans l'ordre franciscain.

 

Le 24 décembre 1296, Jean Minio de Muro, ministre général, recevait ses vœux : le F. François Brun lui donna son propre habit, que l'on raccourcit et dont on rogna les manches, car Louis n'avait pas été autorisé à le porter ostensiblement et devait le garder caché sous ses vêtements.

 

Le 29 decernbre 1296, il était sacré évêque à Saint-Pierre de Rome.

 

Il repartit aussitôt pour faire ses adieux à sa famille, à Naples ; il y arriva le 13 janvier 1297 et demeura au château de l'Œuf où comme dans un vrai couvent, il put mener la vie simple des Frères Mineurs.

 

Au bout de quelques jours, il dut se mettre en route pour gagner son diocèse en passant par Paris.

 

A Rome, il alla loger chez les Frères Mineurs et il eut, le 5 février, la grande joie de recevoir l'autorisation de porter l'habit franciscain ; aussitôt il laissa ses insignes épiscopaux pour circuler dans la ville mêlé aux autres religieux. Il devait recommencer souvent cette pratique de l'humilité.

 

Durant son voyage il dut bien souvent faire violence à son entourage ou à ses hôtes qui n'épargnaient rien pour multiplier les marques d'honneur et lui rendaient bien difficile la pratique de l'humilité et de la pauvreté.

 

Par Florence, Brignoles et Lyon, il gagna Paris ; il refusa les appartements que le Roi lui avait fait préparer au Palais et descendit au couvent des Cordeliers où il put mener un peu la vie des simples religieux : il lut à son tour au réfectoire, mais il dut rendre visite au Roi et à de grands personnages, prendre part à des réunions à l'Université, prêcher et assister à de multiples cérémonies.

 

Le séjour à Paris fut bref ; au mois de mars 1297, Louis entrait à Toulouse.

 

Pour un évêque de vingt-trois ans à la santé chancelante, l’administration de ce diocèse était lourde.

 

Il organisa aussitôt sa maison épiscopale qui prit l'aspect d'un couvent.

 

A François Brun et Pierre Scarrerii, il adjoignit un célèbre professeur de droit canon, Jacques Duèze, le futur Jean XXII.

 

Louis d’Anjou essaya la réforme du clergé : le jour de l'ordination, il coupa de sa main les cheveux longs et frisés que portaient certains ordinands, il obligea des bénéficiers indignes à démissionner, résista aux agents royaux qui voulaient entraver son action.

 

Lui-même donnait l'exemple, secourait les pauvres, visitait les malades, intercédait en faveur des prisonniers et des Juifs...

 

Cet immense effort devait achever de ruiner sa santé ; au bout de quelques semaines, voyant son impuissance, effrayé de ses responsabilités, il prit la résolution de résigner sa charge.

 

Il accepta l’invitation de sa sœur Blanche et de son beau-frère Jacques d’Aragon et se rendit à Barcelone où il passa un mois.

 

Il décida d’aller à Rome pour la canonisation de son grand oncle, le saint roi Louis IX.

 

Il fêta sainte Marthe à Tarascon et le 3 août il arriva à Brignoles où son père l'attendait.

 

Sa maladie s’aggravait ; il trouva la force d'officier pontificalement pour la fête de saint Dominique et de chanter une messe le 5 août pour le repos de l'âme de son frère aîné, mais après ce dernier effort il dut s'aliter.

 

Bientôt il n’y eut plus aucun espoir de le guérir ; il le savait et détrompa ceux qui espéraient un miracle. Il dicta son testament, demanda à être enseveli dans l'église des Cordeliers de Marseille et mourut doucement dans la nuit du 19 au 20 août 1297.

 

Les funérailles furent triomphales ; il était acclamé par les fidèles qui lui attribuaient déjà des miracles.

 

Les évêques des provinces d'Aix, Arles et Embrun écrivirent au Pape pour le supplier de commencer les informations canoniques en vue de sa canonisation.

 

Jean XXII, son ancien secrétaire, le canonisa le 7 avril 1317, dans la cathédrale d’Avignon, en même temps que saint Thomas d’Aquin ; sa mère, Marie de Hongrie, et son frère, le roi Robert, étaient présents à la cérémonie.

 

Le 8 novembre 1318 eut lieu l'élévation des reliques à Marseille. Elles furent déposées dans une châsse et confiées à la garde des Cordeliers.

 

En 1433, Marseille fut prise par Alphonse d’Aragon qui emporta les reliques de Saint Louis d’Anjou et les déposa dans la cathédrale de Valence (Espagne) où elles sont toujours.

 

Saint Louis d'Anjou est fêté le 19 août.

 

La majeure partie de sa vie fut d'être otage, il est le patron des otages.

Nous prierons pour eux.

 


 

C'est également la fête de notre église de Ferrières.

 

 

 

VENDREDI 19 AOUT : MARTIGUES FETE SAINT LOUIS D'ANJOU
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