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MARTIGUES : RENCONTRE OECUMENIQUE DU CINEMA JEUDI 22 MAI - UN FILM EBLOUISSANT : IDA

  • PAROISSE DE MARTIGUES

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  Jeudi 22 mai à 20h30, cinéma Jean Renoir 

Ida

  


 

A propos de Ida de Pawel Pawlikowski (2014)

 

À l'image du titre, dès le premier plan, le film affiche son parti-pris de dénuement, voire d'austérité, mais sans maniérisme. Sans esthétisme, même si chaque plan, cadré comme un tableau, révèle un vrai souci de composition et de stylisation. Sans réalisme appuyé non plus, même si le film offre au spectateur les images d'une Pologne urbaine et rurale, dans les années 60, où tous les détails font vrai. Ce cinéma est une épure, au service du parcours des deux personnages principaux, deux femmes, que d'abord seul le lien du sang réunit.

 

L'une, Anna, est une toute jeune soeur sur le point de prononcer ses voeux définitifs à qui la mère supérieure demande d'aller rencontrer auparavant sa tante, la seule personne qui lui reste de sa famille.

 

On pense à Viridiana. L'autre, cette tante, une procureure qu'on a surnommée "Wanda la rouge", est une femme mûre, enocre belle mais meurtrie et désabusée, portée sur l'alcool. D'abord réticente devant l'arrivée inopinée de sa nièce, à qui elle apprend qu'en réalité elle est juive et qu'elle s'appelle Ida,

 

Wanda va partir avec elle à la recherche de la tombe de ses parents.

 

Les voici sur la route, dans des lieux désolés et magnifiques, sous la neige. La blancheur de la neige recouvre le couvent d'Ida qui traverse le gris de la ville et de la campagne pour trouver l'obscurité de la forêt. Loin d'être un artifice, ce choix du noir et blanc sert aussi la quête de la vérité qu'accompagne la découverte du mal, de la complexité des êtres et de l'Histoire, quête où Anna risque de "perdre" le Dieu qu'elle connaît.

 

Un jeune homme qui joue du Coltrane donne une autre direction à cette quête initiatique. Le petit visage pointu d'Ida, offert à la caméra, reste impénétrable, tandis que Wanda se fait plus douloureuse. Un dénouement inattendu ne "résout" rien et la fin du film reste "ouverte" ; mais quelque chose de ténu, de salutaire, quelque chose comme la grâce, l'accompagne.

 

On pense à Bresson bien sûr, à Aki Kaurismaki aussi pour la beauté sobre du décor lorsque dans la salle d'un restaurant, une jeune serveuse met une fleur dans un vase sur une nappe blanche ou pour la douceur mélancolique d'un air de jazz.

Revue CHRISTUS

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  Projection du film et débat animé par Vladimir Biaggi

philosophe et écrivain


 

 

 

Dans la Pologne des années 60, avant de prononcer ses voeux, Anna, jeune orpheline élevée au couvent, part à la rencontre de sa tante, seul membre de sa famille encore en vie. Elle découvre alors un sombre secret de famille datant de l'occupation nazie.

 

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