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LA REVUE DE PRESSE

  • PAROISSE DE MARTIGUES

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"Les premiers moments d’émotion passés, une question a vite surgi : « Comment faire pour transmettre mes valeurs de respect de l’autre, de non-violence, quand de tels coups y sont portés, s’interroge à voix haute Marie, maman de trois enfants. Il me semble que c’est tellement difficile de donner, aujourd’hui, un étayage intellectuel et moral aux enfants qui puisse les guider dans ce monde si dur. »

 

« Surtout, chers parents, ayez un volontarisme humble ! Ne faites pas un ulcère si vous avez l’impression de ne pas arriver à transmettre vos valeurs, répond Guy Aurenche. L’ancien président de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat), actuel président du CCFD-Terre solidaire, est un homme de convictions. S’il estime que le fait de transmettre est très important, il en rappelle néanmoins les limites. « La transmission repose toujours sur le respect de l’autre. L’enfant est donc libre d’adhérer ou non. »

 

Pourtant, beaucoup de parents cherchent à faire passer des messages de tolérance, de respect, d’amour du prochain, qu’ils puisent dans leurs convictions humaines ou religieuses. Ils y voient la base de l’éducation.

 

« Donnons aux jeunes des occasions de s’investir, donnons-leur des responsabilités, écoutons-les. Nous sommes prompts à leur faire porter tout le malheur du monde, pourtant, ils ont plein de choses à nous apprendre, estime Guy Aurenche. Personnellement, la seule chose que je souhaite transmettre à mes petits-enfants, c’est le bonheur. C’était au cœur de mon combat contre la torture, comme dans celui que je mène aujourd’hui contre la faim. Les hommes ont envie d’être heureux. Il faut donc montrer ce qui, nous adultes, dans nos vies, nous rend heureux. Il faut aussi expliquer que c’est la solidarité qui seule peut rendre heureux. Elle permet en effet de nouer des relations, ce qui est le propre de l’homme. » "

 


 

 

"Et la religion ? Je reconnais sa grandeur quand elle révèle la grandeur de l’être humain et du monde, portant l’homme au respect de tout être et de toute chose ; quand elle révèle à l’homme ce qui le dépasse et le grandit, l’amour, pour l’accueillir davantage ; et ce qui le dépasse et le détruit, la haine, pour la rejeter. Je ne la reconnais plus lorsqu’elle prêche la haine et le meurtre. Alors je t’interroge, toi qui dis appartenir à une religion et vouloir tuer en son nom : qui t’a dit de tuer ? Est-ce cette religion ou sa perversion au service de ceux qui t’envoient tuer et mourir ?"

 

Guilhem CAusse, sj, Kandy (Sri Lanka)

 

 

 

 

La Croix 28/1/2015

 

La Croix 

 

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