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TANT QUE L'EVANGILE SERA SEME : IL Y AURA DU FRUIT A 100, A 60, A 30 POUR UN

  • PAROISSE DE MARTIGUES
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Moisson 2

 

Jésus est assis au bord du lac. Une foule immense se rassemble pour l’écouter.

Nous sommes à un tournant du Ministère de Jésus en  Galilée, dans une atmosphère d’hostilité ouverte et de déception qui laisse pressentir une fin tragique.

 

Il s’est heurté aux têtes dures des scribes, à l’intolérance et à l’incompréhension des docteurs de la Loi, des pharisiens .Il a vu des enthousiastes le lâcher très vite. Il a senti des réticences chez les disciples de Jean – Baptiste et des perplexités chez Jean-Baptiste lui-même : ‘ Es-tu Celui qui doit venir ? ‘

 

C’est dans ce contexte que la parole  du semeur prend toute son importance. Elle symbolise le constat de Jésus, lucide et pourtant loin d’être découragé.

Il nous invite nous- mêmes au courage en fixant notre regard sur ce qui compte le plus.

 

Les disciples de Jésus s’approchèrent de lui et lui dirent :

‘ Pourquoi parles – tu en paraboles ? ‘

Avec les quatre sortes de terrain (le bord du chemin, le sol pierreux, les ronces, la bonne terre) sur lesquelles tombe la semence, la parabole du semeur répond à l’objection de l’échec apparent  à laquelle se heurtent les disciples. Dieu semble effectivement semer en pure perte ; mais, de ces débuts  si peu prometteurs, surgira néanmoins  une moisson dépassant  toutes les espérances : le rendement exceptionnel  de la semence tombée  dans la bonne terre compensera  largement les échecs incontestables subis sur les mauvais terrains.

 

En évoquant à propos de son ministère le geste du semeur, Jésus annonce qu’en lui – même,  c’est bien du Messie dont il est question, celui qui vient accomplir.

 

Sa parabole qui commençait si mal se termine sur une merveilleuse récolte !

La confiance et l’espérance en l’efficacité de la Parole de Dieu ne peuvent faire oublier la responsabilité de ceux qui entendent la Parole : de leur accueil dépendent  les résultats concrets des semailles.

‘ La Parabole elle- même exprime la confiance de Jésus dans sa mission. Malgré les pertes qui sont nombreuses à ce tournant de sa vie où des hommes se séparent de lui, la Parole qu’il proclamera portera du fruit en abondance.’

Tout cela est dit en paraboles. C’est un langage simple, car ceux sont des images de la vie de tous les jours que Jésus empruntait au monde agricole de son époque.

 

C’est à la foule, ‘ une foule immense ‘ précise l’évangéliste, au point qu’il a du monter dans une barque pour s’adresser à elle,  que Jésus a raconté la parabole du semeur ; mais beaucoup dans cette foule ‘ regarde sans regarder et écoute sans écouter et comprendre

Frères et Sœurs, sans culpabilisation, sans mise à l’écart, ne nous arrive- t-il pas de nous trouver en pareille circonstance dans des cas semblables ?

Par contre, c’est à ses disciples seuls, à ceux qui voient, qui entendent  qui comprennent que Jésus va dire le pourquoi de ce passage en paraboles.

Elle veut souligner qu’il faut tenir compte de deux choses : l’initiative de Dieu et la liberté des hommes. Quand Dieu invite, les hommes peuvent toujours librement dire NON. Mais quand ils répondent, OUI, quelle joie !

 

‘ Celui qui a des oreilles qu’il entende ! ‘

Entendre l’appel à la confiance quand les semailles semblent décevantes. C’est le cas pour tout chrétien, aujourd’hui qui regarde le monde extérieur : la télé, les gens dans la rue : où sont les blés qui lèvent ?

 

Jésus s’est adressé aux foules désemparées, à ses disciples ébranlés.

Il s’adresse à nous qui constatons et déplorons  l’abandon  de la pratique religieuse, l’indifférence de nos enfants, la montée de l’incroyance.

 

Cette parabole est pour nous. Le Semeur est là, personne, nulle part n’a le droit de juger que tout le grain se perd.

 

Tant que l’Evangile sera semé : il y aura  du fruit à 100, à 60, à 30 pour un.

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