UN DOCUMENTAIRE EXCEPTIONNEL A LA MAISON SAINT FRANCOIS DIMANCHE 2 AVRIL

  • PAROISSE DE MARTIGUES
UN DOCUMENTAIRE EXCEPTIONNEL A LA MAISON SAINT FRANCOIS DIMANCHE 2 AVRIL

Dimanche 2 avril à 14h30

 

Damien Ricour était comédien, époux et père de quatre enfants. Il est décédé le 30 décembre dernier, tandis que nous célébrions la Sainte Famille. La sainteté était sa quête à la scène comme à la ville. Il n’hésitait pas à habiter sur scène la vie de saint François d’Assise, Charles de Foucauld ou Pier-Giorgio Frassati, son grand frère dans la foi ; les saints qui le faisaient vivre et à qui il prêtait, à son tour, sa vie !

 

Quand viennent les affres de la dépression et du cancer pour Damien, la célébration de la vie devient impossible. Et pourtant, Damien et Élisabeth livrent une leçon de vie que Steven J. Gunnell a su capter avec pudeur et respect, tout en prenant soin de la qualité esthétique de ce documentaire exceptionnel, afin qu’il soit un beau témoignage pour notre temps.

UN DOCUMENTAIRE EXCEPTIONNEL A LA MAISON SAINT FRANCOIS DIMANCHE 2 AVRIL

Damien Ricour a tiré sa révérence. Connu pour avoir interprété sur scène plusieurs figures spirituelles, dont Charles de Foucauld, Pier-Giorgio Frassati ou saint François d’Assise, le comédien est décédé le 30 décembre des suites d’un cancer à 44 ans. Marié et père de quatre enfants, Damien Ricour faisait vibrer sa foi dans chacune de ses pièces. Alliant rires et larmes, il aimait jouer en solo, bondissant d’un personnage à l’autre, assurant lui-même bruitage et effets spéciaux, tel un gamin qui, débordant d'imagination et d'énergie, s'invente des histoires, prenant tantôt la place du gentil, tantôt celle du méchant. « Fils unique, j'ai dû, dès mon plus jeune âge, jouer à peu près tous les rôles », confirmait-il en mars 2015 à l’hebdomadaire La Vie.

 

Monté sur scène pour la première fois à l’âge de 8 ans, Damien Ricour se formera à l’école internationale Jacques-Lecoq, après une enfance « chaotique » – comme il la décrira lui-même – entre un père absent et une mère malade. La foi, il l’avait rencontrée très tôt, chez lui. « Avec ma mère, nous lisions la Bible, allions à la messe parfois, visitions les sœurs franciscaines », confiait-il encore au magazine La Vie. « Tout petit, j'ai ressenti un appel du Christ extrêmement fort : c'est comme s'Il me choisissait ».

 

Ce lien, l’adolescent Ricour le perdra temporairement durant ses années « de galère » post-lycéennes. « J’ai redécouvert Dieu à 21 ans grâce à un ami protestant qui suivait le même cours de théâtre », expliquait-il à Famille Chrétienne en 2004, alors qu’il interprétait sur scène Pier-Giorgio Frassati dans Debout dans le vide. Damien Ricour avait été touché par la vie incandescente du jeune saint italien, découverte lors des JMJ de Paris en 1997. « J’ai senti que je venais de gagner un ami, un grand frère dans la foi », nous racontait-il encore. « Avec ce spectacle, je chemine vers un point de non-retour : choisir Jésus envers et contre-tout ». Damien Ricour avait également joué des pièces profanes comme Andromaque de Jean Racine, Alexandre le Grand de Jean Racine, La Double Inconstance de Marivaux, En attendant Godot de Samuel Beckett ou encore La Mouette d'Anton Tchekhov.

 

Après Elias le Bon Larron dans Bienvenue au Paradis, sainte Thérèse de Lisieux dans Le grand retour de la petite Thérèse, Damien Ricour avait raconté la vie de saint François d’Assise en 2014 dans Parfois le cœur est un tambour fou. C’est cette même année, lors du festival d’Avignon, qu’il apprendra l’annonce de son cancer à l’œil. Toute sa vie, le gamin-comédien a mis son art au service de Dieu. Un échange réciproque car, disait-il, « Dieu s’est toujours servi de l’art pour me convertir ».

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