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YANN NIAMKEY-AHUENY

  • PAROISSE DE MARTIGUES

resurrectionIl y a un mois...

 

« C’est avec une profonde tristesse et une douleur indicible, que je prends la parole ce jour pour te rendre hommage à toi, mon fils Yann.

 

Evidemment, les mots me manqueront pour exprimer mon grand désarroi.

 

Il existe de ces moments de l’existence, où l’on se sent terriblement impuissant, complètement anéanti et très révolté face à certains événements ; les circonstances et la mort tragique de Yann, font partie de ces moments.

 

Les voies du Seigneur sont insondables est-on tenté de dire.

 

Pour nous, qui vivons ces moments horribles, ces voies divines semblent définitivement impénétrables et incompréhensibles.

 

Depuis ce 13 avril, mille questions assaillent ma pensée : pourquoi toi ? Et si tu n’étais pas sorti ce jour-là, tu serais encore des nôtres ? Et si tu avais fait ceci, et si tu avais fait cela, ainsi de suite ?

 

Un questionnement infini !

 

Comme à chaque fois qu’un événement nous détruit de l’intérieur, nous essayons de comprendre, peut-être pour juguler notre douleur.

 

Mais Yann, que pouvons-nous comprendre ? Rien !

 

Tout cela est absurde : un décès à 15 ans, un père qui enterre son fils !

 

Yann, tu as toujours été un garçon gai, volontaire et généreux. Au cours de ces dernières années, tu as rencontré certaines difficultés, qu’ensemble avec toute la famille et les amis, nous avons essayé de surmonter.

 

Et c’est à un moment, où tu semblais trouver ta voie, où tu prenais plaisir dans ce que tu faisais, où j’étais de plus en plus fier de toi, où on devenait de plus en plus complice, que tu nous quittes brutalement.

 

Absurde !

 

C’est pourquoi, ce 13 avril, je l’ai ressenti comme un poignard dans le dos.

 

J’ai mal, mon fils…

 

Cependant, j’ai la foi et ma foi est espérance.

 

Je sais que tu vis et que tu n’es jamais parti. Je sais que tu es dans le silence du matin, je t’entends dans le chant des oiseaux, je te vois dans le chagrin de tes amis, dans la sympathie de tous ceux qui nous soutiennent en ce jour.

 

Je te sens dans mon cœur et je voudrais te dire que je t’aime et que je suis fier de toi.

 

En ce moment, j’ai compris que je ne te perdrais jamais, c’est pourquoi je te laisse partir en paix !

 

J’ai pleuré et là je vais essayer de ne plus pleurer car mon chagrin devient espérance !

 

Demeures en paix mon fils. […]

 

Prions :

 

Père, puissance infinie je t’adore, je te rends grâce pour toutes tes merveilles. Reçois Yann et montres lui ta face ! Pardonnes lui ses fautes et accordes lui la félicité éternelle. J’offre à ton cœur de Père toute notre douleur, notre souffrance et notre amour pour Yann. Que cette offrande soit une lumière sur lui et devant lui, à l’heure où il passe de ce monde à l’autre. Que toute l’énergie et la puissance de la Résurrection du Christ, obtiennent à Yann la grâce de participer au festin éternel dès aujourd’hui. Amen. »

 

Témoignage du père de Yann lors des obsèques.

Yann nous a quittés le 13 avril accidentellement à la pointe saint Chris.

Il avait 15 ans.   

 

 

 
 
'Jésus Christ est ressuscité' : 'Gospel' de Côte d'Ivoire diffusé au cours des obsèques de Yann
(Article diffusé avec l'accord de la famille)
N
<br /> Dieu vous aime et il aime votre fils toute chose est une grâce. Courage il est avec vous.Je sais une chose c'est que vous aimez Dieu et qu'il ne vous abandonnera jamais.<br /> <br /> <br />
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