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L'EGLISE CATHOLIQUE EN INDE

  • PAROISSE DE MARTIGUES

Dans une société indienne totalement imprégnée par le religieux et organisé autour de la hérarchie des castes, quelle est la place de l'Eglise - multiséculaire, et en même temps très jeune - une Eglise marquée par la diversité des rites, une immense ferveur, un rôle social non négligeable et une dynamique missionnaire ? L'Eglise indienne : une Eglise qui accompagne et reconnaît le peuple, notamment les plus pauvres.

 

À l'occasion de la semaine missionnaire mondiale, Un Coeur qui écoute vous propose de rencontrer le Père François Laborde, exilé en Inde depuis 1965. Âgé de 84 ans, ce prêtre du Prado a côtoyé le Père Ceyrac et Mère Teresa, et fondé l'organisation Howrah South Point pour venir en aide aux « intouchables », cette caste vivant à la marge de la société indienne. C'est à Calcutta qu'il s'est installé et qu'il a mis en place des foyers à destination des enfants démunis et handicapés : « J'étais venu en Inde pour évangéliser les pauvres mais ce sont les pauvres qui m'ont évangélisé », ironise-t-il. Le Père François Laborde nous fait partager son expérience et la force spirituelle qui continue à l'abreuver pour poursuivre son travail.

 

En Inde coexistent les trois Églises catholiques de rites latin, syro-malabar et syro-malankar. L'Église syro-malabare appartient au rite chaldéen et l'Église syro-malankare au rite antiochien. Petite à l'échelle du pays, mais tout de même forte de 4 millions de fidèles, l'Église syro-malabare est présente au Kerala et au Tamil Nadu. C'est une Église en pleine expansion, notamment grâce au formidable travail des prêtres et des congrégations religieuses auprès des plus pauvres. Le 24 mai dernier, S.E. Mgr George Alencherry, 66 ans, était élu Archevêque Majeur par un synode des évêques syro-malabars. Un événement pour cette Église qui rompait ainsi avec des siècles de nomination des évêques par Rome. De passage à Paris, Mgr Alencherry sera l'invité d'Églises du Monde.

Des églises et des maisons incendiées, des séminaires détruits, des lois anti-conversions publiées...Dans plusieurs régions indiennes, les chrétiens-qui représentent une infime minorité de la population indienne-vivent dans la peur constante. Leur présence dans le pays remonte pourtant aux origines du christianisme, avec l'apôtre Saint Thomas. Décryptage avec Catherine Clémentin-Ojha, elle a publié " les chrétiens de l'Inde, Entre Castes et Eglises ", chez Albin Michel.

Situation parfois difficile pour les chrétiens en Inde (2,5 % de la population). Considérés comme de religion " étrangère " par les extrémistes hindous - leur implantation remonterait pourtant à 52 après JC - et composés à plus de 60 % d'" intouchables ", ils continuent de souffrir d'un système de caste aboli mais toujours prégnant dans les régions rurales. Notre invité est le Père Joseph Xavier Soosaï, prêtre indien de l'ordre des capucins.

Les évêques indiens ont conseillé à leurs fidèles de rester discrets pour Noël, après la récente vague de violence anti-chrétienne qui a eu lieu dans le pays. En ce temps de fête, coup de projecteur sur ces chrétiens en souffrance avec Xavier Accart, journaliste à l'hebdomadaire La Vie.

Régina Cazabon, de l'institut religieux des Soeurs des Missions Étrangères, que nous suivons sur son chemin de vie. Elle a fondé un centre de santé et de réinsertion sociale pour lépreux dans les environs de Pondichéry, ancienne colonie française du Tamil Nadu, du sud de l'Inde. Avec son équipe, elle établit un monde plus juste et plus humain, visant 4 grands objectifs : soigner, former, éduquer, réinsérer. Le film suit l'équipe dans son travail journalier et découvrons comment les habitants de ces villages ont retrouvé confiance et dignité dans la vie...
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