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JESUS AVAIT AIME LES SIENS, LES AIMA JUSQU'AU BOUT !

  • PAROISSE DE MARTIGUES
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Jésus devant Pilate

 

‘ Sachant que l’heure était venue de passer de ce monde à son PERE, JESUS avait aimé les siens les aima jusqu’au bout ‘

 

C’est ainsi que la PASSION du CHRIST s’ouvre par ces mots et met en évidence un homme ligoté, giflé, insulté, crucifié. Et cet homme est tout simplement DIEU incarné en JESUS-CHRIST.

 

C’est en toute connaissance, en totale liberté que JESUS sait ce qu’il va vivre.

 

Contrairement à ce que l’on pourrait supposer, JESUS domine ses juges et ses bourreaux, gardant l’initiative  jusqu’à l’ultime minute de sa mort terrestre.

Au cœur même du procès c’est LUI qui pose les questions et ne cessera de les poser

 

Nous frères et sœurs qui nous situons au pied de la croix, Jésus nous pose la même question qu’aux gens venus l’arrêter : QUI CHERCHEZ-VOUS ?

Certainement pas un homme à plaindre, mais simplement un SAUVEUR. C’est la raison pour laquelle il a accepté jusqu’au bout sa PASSION.                                                                                                                                          

Sachant tout ce qui allait lui arriver, il s’avança et leur dit : Qui cherchez – vous ?

Au dernier moment il garde la même lucidité active :

Sachant que c’était la fin et pour que l’Ecriture s’accomplisse jusqu’au bout, il dit j’ai soif.

 

Dés les premiers moments de son arrestation, Jésus à trois reprises, après avoir posé la question : Qui cherchez – vous ? ils dirent : Jésus le Nazaréen Jésus répondit : C’est moi !

 

C’est une véritable affirmation que Jésus est DIEU.

Les soldats venus l’arrêter reculèrent et tombèrent à terre.

Simon-Pierre trancha l’oreille d’un serviteur des grands-prêtres. C’est ainsi que Jésus dit à Pierre :

Rentre le glaive dans le fourreau La coupe que m’a donnée le Père, ne l’a boirai-je pas ? Loin d’être une contradiction nous pouvons y voir une progression qui est notre modèle et notre espoir : ne pas avoir honte de se sentir écrasé par les événements douloureux de notre existence pour mieux faire face à ce que nous appelons porter sa croix

 

Avec quelle maîtrise, aussi, Jésus profite des questions du grand prêtre pour décrire sa mission fondamentale de Révélateur :

J’ai  parlé, dit-il, j’ai enseigné dans les lieux où l’on enseigne. Ce que j’ai dit, demande – le !

La gifle du garde symbolise le refus brutal de cette révélation, mais là  encore Jésus reste celui qui mène tout :

Si j’ai mal parlé, montre-le ; si j’ai bien parlé, pourquoi es-tu si brutal ?

 

C’est la vérité qui juge ici nos agressions quand une vérité nous gêne.

Tout au long de sa Passion, Jésus est la vérité qui nous interroge.

Et surtout, dans cette scène où la pure royauté de la vérité renverse les rôles. Pilate n’est qu’une pauvre marionnette devant cet accusé si grand : Mais qui es-tu ? Est-tu vraiment roi ? D’où es-tu ?

C’est là que l’évangéliste veut nous placer depuis le début de son récit de la PASSION ; devant la question des origines : d’où es-tu ?

 

Un homme va mourir sur une croix. Mais qui meurt ?

Comment cet homme peut-il être à ce point maître de sa mort et maître de toutes les puissances qu’il balaie en un seul mot de vérité ?

Les scribes, les prêtres, les pharisiens la foule hystérique, l’empire en la personne de Pilate, rien ne tient devant l’affirmation tranquille :

Je suis né, je ne suis venu dans le monde que pour rendre témoignage à la vérité. C’est là ma royauté.

 

Déconcertant passage de la vérité à la royauté, mais la vérité, ici, c’est ce que les hommes peuvent savoir de Dieu et de la condition humaine.

Jésus a ce pouvoir sur la vérité. Il est venu rendre témoignage, c’est-à-dire attester que Dieu nous aime. Il n’est pas seulement celui qui dit la vérité, il est la vérité, il est cet amour de Dieu, il est cet amour rendu visible :

                                                                                                                                                                                   ‘ Je suis la vérité et la vie, personne ne va vers la Père sans passer par moi  (Jean 14, 6)

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