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MEDITATION SUR LES VOCATIONS

  • PAROISSE DE MARTIGUES
  • HOMELIES

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Il revient de loin.

 

Il y a quelques temps, on n’aurait pas pu imaginer qu’il en serait là aujourd’hui. On le disait affaibli, on disait qu’il n’avait pas la carrure pour l’emploi, on disait qu’il ne savait pas s’engager résolument, certains de ses amis voulaient même lui prendre la place d’honneur… et c’est vrai, il y a quelques semaines de cela, dans l’Evangile, on ne donnait pas cher de l’avenir de saint Pierre, car c’est bien de saint Pierre qu’il s’agit !

 

Et aujourd’hui, lorsque l’on entend ce magnifique récit dans les Actes des Apôtres, on voit un saint Pierre décidé, rayonnant, empli de l’Esprit Saint, lui qui avait renié trois fois et avait été pardonné trois fois est maintenant pleinement dans son rôle de chef de l’Eglise… « Sois le pasteur de mes brebis » lui avait dit Jésus, et saint Pierre nous apparaît aujourd’hui tout entier donné à cette tâche. Pêcheur, Pierre a tout laissé pour suivre le Christ. Il a suivi Jésus, comme sa conscience lui demandait de le suivre, puis il a découvert qui était Jésus « tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant » et dès lors, cahin-caha, Pierre s’est attaché à lui et le sert dans son Eglise, auprès des Juifs et des païens, c’est-à-dire auprès des croyants et des gens qui ne savent pas à quel saint se vouer.

 

En ce jour où nous prions pour les vocations sacerdotales, la figure de saint Pierre donne un relief particulier à cette phrase du Christ : « Je t’ai choisi, je t’ai établi afin que tu partes, que tu donnes du fruit, et que ton fruit demeure. »

 

Cette invitation, cette incitation, c’est le don que Dieu fait aux hommes.

 

La vocation est un don, elle se reçoit les mains vides, car sa grâce nous suffit, parce que nous ne sommes que des hommes, et que c’est par la force de l’Esprit Saint que nous pouvons agir. Durant tout le livre des Actes des Apôtres, on voit d’ailleurs comment les apôtres sont conduits par l’Esprit Saint, qui les guide, les affermis, les console et leur fait déployer leurs qualités, leurs talents.

 

Plus proche de nous, nous avons le superbe exemple du Bienheureux Gérard Tenque. C’était un fils d’un pécheur martégal, et, poussé par l’Esprit Saint, il a tout quitté pour fonder à Jérusalem au XIème siècle un lieu pour accueillir les pèlerins et soigner les malades. Puis, toujours à l’écoute de l’Esprit Saint, il fonda l’ordre de Malte, un ordre soignant qui existe encore aujourd’hui partout dans le monde. Redisons le avec force car ce n’est pas une anecdote : Dieu a appelé ici, à Martigues, un homme, qui a répondu à son appel, et qui est devenu saint.

 

De tout temps, Dieu a appelé les hommes… il n’y a pas de raison à ce qu’il n’appelle pas encore aujourd’hui, dans notre paroisse.

 

Dieu appelle des Gérard Tenque pour que les hommes blessés soient soignés et retrouvent leur dignité d’enfants de Dieu.

 

Dieu appelle des Claire d’Assise pour prier dans le secret d’un monastère pour la vie du monde.

 

Dieu appelle des Don Bosco, pour servir et faire grandir les jeunes dans une belle amitié avec le Christ.

 

Dieu appelle des Jean-Marie Vianney pour que les paroisses soient animées, dirigées et sanctifiées par de saints curés.

 

Dieu appelle des Thomas d’Aquin, qui par leur réflexion scientifique feront grandir l’intelligence de la foi.

 

Dieu appelle des François Xavier, pour parcourir le monde et annoncer à tous les hommes l’Amour de Dieu.

 

Dieu appelle des Louis et Zélie Martin pour que, par leur mariage, son Alliance avec les hommes soit exaltée.

 

Dieu appelle des Thérèse de Lisieux pour transformer leur cœur en de puissantes forces d’intercession pour le monde.

 

Frères et sœurs, le Christ vous confie une double mission, d’une part celle de prier pour les vocations ; d’autre part, mais c’est ce qui est premier, il vous faut, il nous faut former une communauté appelante.

 

Qu’est-ce qu’une communauté appelante ? C’est une communauté qui vit de l’Eucharistie. Sans Eucharistie, pas de vie de l’Eglise ; sans eucharistie, tout ce que nous pouvons penser, dire ou faire n’est que blabla et activisme. Si nous voulons que le Christ appelle des serviteurs de son Eucharistie, il nous faut être profondément eucharistiques, c’est-à-dire non seulement être attachés à la messe dominicale, mais plus encore vivre de cette communion de manière à ce que nous travaillions à l’évangélisation de notre ville.

 

Par l’Eucharistie nous goûtons à la vie de Dieu, et la vie de Dieu c’est que tous les hommes connaissent et aiment Dieu. Plus nous vivons de la communion, plus nous prions pour ceux qui n’en vivent pas.

 

Martigues est une ville païenne. Ce n’est pas un jugement, ce n’est pas du fatalisme, c’est un constat : être païen, c’est ne pas écouter le cœur de Dieu qui est Amour. Dans sa grande majorité, Martigues ne vit pas au rythme de du cœur de Dieu, au rythme de l’Evangile, et c’est une souffrance : Dieu est amour, mais l’amour n’est pas aimé.

 

Personnellement, chaque fois où je passe devant le lycée Langevin ou Lurçat, je prie Dieu de faire connaître le Christ à tous ces jeunes. 2400 lycéens à Martigues, 12 à l’aumônerie : Seigneur, envoie des ouvriers à ta moisson, elle est abondante, mais les ouvriers trop peu nombreux.

 

L’amour de Dieu nous presse, il nous presse à la prière et à la mission. Que chacun d’entre nous ait sa prière missionnaire : priez pour tel ou tel quartier de Martigues, pour tel ou tel rassemblement, pour telle ou telle personne. Par notre prière missionnaire commune, appuyée sur l’Eucharistie, nous formerons une Eglise appelante, dans laquelle pourront jaillir des vocations sacerdotales et religieuses, car les jeunes comprendront que l’on peut tout donner par désir de répandre l’Evangile.

 

Dieu appelle, Dieu donne la force de répondre à cet appel, Dieu donne à des chrétiens de tout donner…

 

Il ne prend rien et il donne tout.

 

Seigneur, par cette Eucharistie, attise en nous le feu de la mission.

 

Aide-nous à te prier. Seigneur, donne-nous des prêtres.

 

Thomas Poussier

Magui Maurette 16/05/2012 22:51

Une homélie bien menée, mais assez désespérante pour la place des femmes dans l'église catholique...
Encore plus désespérante après l'annonce de la nomination des ministres (17 hommes, 17 femmes)au gouvernement...
Je ne suis vraiment pas fière de mon église !
Mais ça changera dans quelques générations j'en suis sûre, l'Esprit Saint travaille son institution...
MAGUI

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